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Quels ânes, non mais quels ânes !

April 30, 2016

Oui, nous deux d'abord, d'avoir imaginé pouvoir piloter deux ânes comme une 2 CV ! Ensuite Tcheki et Jimmy, les vrais, les purs, deux asinus dans toute leur splendeur ! On vous raconte pas ! Enfin si, on vous raconte quand même...

 

Un de nos soucis, en attendant l'arrivée des drones de la Poste pour les livraisons au gîte, en saison, était d'imaginer un mode de transport depuis Derborence. A défaut de mulets, on est tombé sur les ânes de l'ami Christian, Tcheki et Jimmy. On vient de s’entraîner deux jours à vadrouiller avec eux, de la Joux-Perret aux Aidges, en galop d'essai. Galop n'est pas vraiment le mot juste, car ces deux bourricots se sont révélés de furieux adeptes du sur-place. C'est vrai que notre proposition de balade sous la pluie puis la neige, avec des inconnus, n'avait pas l'air de les enchanter du tout.

 

Il faudrait un livre pour tout raconter de ces deux journées. Après les 200 premiers mètres, ce fut toute une histoire pour les faire passer sous un fil pourtant tenu bien au-dessus de leurs têtes. Rien à faire, tout mais pas ça ! C'était bien parti. Un peu plus loin, dans un vallon, le long d'une petite rivière quasi asséchée, un tronc d'arbre en travers du sentier. On tente un détour dans le lit marécageux et nos deux lascars s'embourbent au ras du ventre et des sacoches. On doit faire demi-tour. Plus loin, on s'approche de sculptures d'animaux en bois. Nouvel effarouchement de nos chochottes qui nous force à contourner un ours bien peu menaçant. On avait prévu 2 heures, large, pour cette première sortie et on en a bien mis 4, le temps de faire bien connaissance ! Il nous a fallu encore bien une demi-heure, juste pour les faire entrer dans l'écurie chez les copines aux Aidges. Elles ont bien rigolé à nous voir hésiter entre la psychologie et la force pour arriver à nos fins. On pourrait donner un spectacle avec ces vedettes mais faire du transport, on a des inquiétudes, ou alors il faudra prévoir deux jours et un taser pour un aller-retour.

 

Ah oui, vous savez qu'il faut passer un petit torrent pour arriver au gîte. Or, on vous raconte pas quel cirque nous ont fait nos têtes de mules quand il s'est agi de passer une flaque d'eau riquiqui. On tirait, on poussait, pas moyen de leur faire mettre un pied dans l'eau. Il nous faudra leur bander les yeux ! Ah oui, encore un truc tout bête. C'est qu'ils ne se rendent pas compte qu'une fois bâtés, ils ont pris de la largeur. Alors en passant au ras des arbres ils s'arrachent les sacs à dos. Il ne faudra pas leur faire monter des œufs ou des meringues ! Des noix peut-être qui arriveront en haut déjà cassées.....

 

Dernière chose, ces artistes, une fois fatigués, refusent carrément d'avancer, on se demande au final si on aurait pas mieux fait de choisir une moto de cross ou un quad pour nos transports. A notre retour à la Joux-Perret, l'ami Christian rigole de notre amateurisme en matière d'ânes : il aurait suffi de faire semblant d'oublier le récalcitrant pour que ce dernier, nous voyant partir avec l'autre et de peur de se retrouver seul, se décide à nous suivre sans broncher !

 

Dans tous les cas, une chose est sûre, c'est qu'après ces deux jours, on s'est déjà bien attachés à ces deux braves qui sont trop chou quand ils n'en font pas qu'à leur tête. Alors vous risquez bien de les voir à Dorbon et on aura certainement beaucoup à vous raconter encore !

 

 

 

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